À bord du Stem 50 se trouvent des drisses et des écoutes issues d’une véritable excellence italienne, comme Gottifredi Maffioli. C’est Luca Sabiu lui-même, navigateur océanique et « Navigation Advisor » de l’équipe Stem Marine, qui révèle comment elles ont été choisies et comment elles rendent la conduite de ce cabin cruiser simple, agréable et sûre. Le choix du cordage marine joue ici un rôle fondamental.
À bord d’un voilier de croisière à cabine, les cordages marines et les drisses font partie des éléments essentiels. On leur confie non seulement le réglage des voiles, mais aussi le fonctionnement de la coque et la sécurité de la navigation. Choisir des écoutes et des drisses de qualité ne peut qu’améliorer les caractéristiques et les performances du bateau. Cela facilite également le travail du skipper et de l’équipage.
C’est pourquoi l’équipe de Stem Marine a choisi un partenaire d’excellence pour le cordage marine et les câbles du Stem 50. Ce cabin cruiser en aluminium de 15,85 mètres, destiné aux grands espaces, bénéficie du savoir-faire de la marque historique Gottifredi Maffioli. La qualité de l’entreprise italienne leader dans ce secteur est très appréciée, aussi bien sur les cabin cruisers que sur les méga yachts et les bateaux de course, de l’Imoca 60 du Vendée Globe à l’AC75 de l’America’s Cup.

Voyons donc, avec l’aide de Luca Sabiu, navigateur océanique et entraîneur de voile, quels sont les cordages et les câbles installés à bord du Stem 50 et quels sont les avantages qu’ils offrent pour la conduite du bateau. En effet, Luca Sabiu s’est personnellement occupé de l’ensemble du pont et du gréement du Stem 50, mettant à profit toute son expertise de l’océan à bord de bateaux de course et de croisière.
Étude des charges de travail et du diamètre des cordages
C’est Luca Sabiu lui-même qui révèle l’approche de Stem Marine lors du choix des cordages et des câbles à embarquer à bord du Stem 50 et l’étude minutieuse avec laquelle chaque manœuvre a été effectuée. « La première étape du travail a consisté à définir les charges spécifiques pour chaque manœuvre, c’est-à-dire les écoutes, les drisses, les amures et les prises de ris. Une fois les charges identifiées, nous sommes passés au choix des matériaux individuels. L’objectif était d’obtenir des suspentes de diamètre le plus petit possible, sans exagération évidemment, car des suspentes trop fines sont ensuite plus difficiles à régler, pensez aux écoutes de spinnaker. Par contre, un diamètre plus petit améliore sensiblement le passage des cordages dans les systèmes d’organisation et les poulies installées sur le pont », précise-t-il.

Un concept fondamental est que toutes les lignes d’un cabin cruiser doivent être en parfaite synergie avec le plan de pont. A titre d’exemple, il ne sert à rien de choisir une drisse de 12 millimètres si les stoppeurs sont calibrés pour 10 millimètres. Le choix des cordages ne peut donc pas se faire de manière isolée. Il doit s’inscrire dans une conception cohérente qui prend en compte tous les éléments du plan de pont. C’est un concept souvent négligé, mais au moment d’exécuter la manœuvre, on s’aperçoit qu’elle ne « tourne » pas comme elle le devrait.
Choix des matériaux: top ropes et socks
Lors du choix des matériaux pour les cordages et les écoutes qui équipent le Stem50, l’équipe de Stem Marine n’a fait aucun compromis. Un très haut niveau de qualité de cordage marine a été adopté. En témoignent les équipements du Stem50, qui relèvent tous du cordage marine, avec une une âme en Dyneema DSK 78 de Gottifredi Maffioli, une garantie absolue en termes de résistance, de poids et de durabilité. Outre l’âme des cordes, le choix des chaussettes a également fait l’objet d’une grande attention.
Les manœuvres nécessitant une charge plus importante, comme le point d’amure et les drisses, ont été réalisées avec des chaussettes Technora. Il s’agit d’un matériau haute technologie qui offre une excellente adhérence. Il fonctionne parfaitement avec les stoppeurs et les winchs, assurant une manœuvre ferme une fois en traction. Les écoutes, quant à elles, ont été équipées de chaussettes en polyester, plus douces et plus agréables au toucher.

Fabrication sur mesure et protections aux points critiques
Le Stem 50 est né d’une volonté de personnalisation à multiples niveaux. Même les cordages, drisses et câbles de ce bateau de croisière hauturier ne font pas exception. « Tous les cordages à bord du Stem 50 ont été personnalisés », explique Sabiu. « En pratique, chacun présente des points de friction spécifiques, soumis à des contraintes mille fois supérieures aux autres. Prenons l’exemple d’une drisse actionnée par une poulie en haut du mât. Les 20 à 30 cm de cordage qui coulissent continuellement à cet endroit sont soumis à une usure intense. Nous nous sommes inspirés du monde de la régate pour appliquer à ces points critiques des « housses », déjà largement utilisées sur les maxi-yachts et les bateaux de haute mer. »
Deux principaux types de « housses »
Pour mieux comprendre, il existe deux principaux types de « housses » sur le marché nautique:
• En Dyneema: elles protègent de l’usure et améliorent le glissement.
• En Technora: elles augmentent l’adhérence, idéales pour les stoppeurs et les winchs.

Pour le Stem50, les « housses » ont été achetées au mètre, coupées et cousues fil à fil, un processus artisanal réalisé par le gréeur de l’équipe.
Sur le Stem 50, le chantier est allé plus loin: « Nous avons également étudié le cordage marine en fonction des allures et des conditions d’utilisation », poursuit-il. Par exemple, la drisse de grand-voile est dotée d’une « housse » positionnée dans la zone active lorsque la voile est entièrement hissée. Elle est également protégée aux points d’impact par vent fort et avec une voile réduite. Chaque cordage a donc été calculé et recouvert de manière à garantir des performances optimales quelles que soient les conditions de vent et de mer. »
Notre équipe a adopté la même approche pour le point d’amure du gennaker, l’un des points de charge les plus élevés. La zone soumise aux plus fortes contraintes est recouverte d’une « couverture » spéciale qui s’étend sur plusieurs mètres. Cela garantit une couverture optimale, même en cas de mou.

« Textile » au lieu de poulies pour un agencement épuré
Même en ce qui concerne les composants, Stem50 propose des solutions soigneusement étudiées par des entreprises tout aussi performantes et innovantes. « Nous n’avons pas utilisé de poulies standard », explique Luca Sabiu, mais nous avons acheté des « anneaux Antal » et créé des « boucles » personnalisées pour chaque manœuvre au pied du mât. Chaque « boucle » est également recouverte d’une « couverture » blanche ornée d’un fil rouge (le même rouge que le nom du bateau, « Filo Rosso », ndlr). Elle permet un agencement épuré, sans manilles en acier ni autres éléments métalliques susceptibles de s’abîmer ou de s’user. Le résultat: un plan de pont personnalisé, fonctionnel, performant et surtout exclusif. »
Il convient également de noter qu’une « boucle » en Dyneema offre une capacité de charge 10 à 15 fois supérieure à celle d’une manille en acier inoxydable. Cela améliore la sécurité et la fiabilité, des aspects cruciaux pour un bateau de croisière hauturier comme le Stem 50.

Utilisation intensive du textile, pour un encombrement réduit et des charges plus élevées
Afin de réduire l’utilisation d’accastillage lourd et encombrant sur le pont et de faciliter les manœuvres de l’équipage du Stem 50, l’équipe de Stem Marine, en collaboration avec Gottifredi Maffioli, a largement utilisé le textile. « Nous avons également exclu l’acier pour le pataras », explique le Navigator Advisor, « optant pour une solution entièrement textile, plus légère et plus encombrante, mais avec des charges de travail plus élevées. Il en va de même pour les filières, qui, à bord du Stem50, sont toutes en Dyneema et équipées d’un produit spécifique de la société Novara. »
Enfin, un autre détail crucial: à l’avant du Stem50 se trouvent deux voiles sur enrouleurs. Sur les bateaux non optimisés, il peut arriver que le circuit d’enroulement ne fonctionne pas correctement, avec tous les risques que cela comporte, notamment par conditions météorologiques difficiles. « Pour garantir un fonctionnement parfait, nous avons choisi un cordage spécifique, le “Loop Line”, explique Sabiu. Il s’agit d’un câble de section parfaitement circulaire qui ne se déforme pas. Cela garantit un enroulement fluide, constant et sûr, même par vent fort. C’est la même technologie que celle utilisée sur les VOR 70 lors de leurs tours du monde. »

Cordes et câbles fidèles au concept du Stem50
En résumé, même dans le choix du cordage marine à bord du Stem50, la vision de l’équipe Stem Marine est restée fidèle à la philosophie générale de ce cabin-cruiser innovant pour la navigation hauturière. Un bateau sûr, facile à naviguer et doté d’une qualité irréprochable des composants et des équipements. Une philosophie que l’équipe Gottifredi Maffioli elle-même a pleinement adoptée et interprétée au mieux de ses capacités.
« Un plan de pont bien étudié et efficace en termes d’écoutes, de drisses et de gréement – conclut Luca Sabiu – équivaut à une sécurité maximale, des performances élevées et une durabilité dans le temps ».




